
Pourquoi le marché immobilier en janvier ressemble-t-il à un jeu d’attente ?
Article adapté d’un texte de Ted Greenhough
Après deux décennies dans l’immobilier, j’ai appris à reconnaître les tendances de notre marché. L’une des particularités que j’ai remarquées est ce que j’appelle le « jeu d’attente de janvier». Ce n’est un secret pour personne : décembre et janvier sont les deux mois les plus calmes de l’année en termes de ventes. Année après année, ils rivalisent pour la dernière place, avec janvier qui devance parfois décembre—mais de peu. Cela va à l’encontre de ce que beaucoup imaginent. Le ralentissement de décembre s’explique aisément: les fêtes, le froid et les journées courtes ne laissent que peu de temps pour chercher une maison. Mais pourquoi cette léthargie persiste-t-elle en janvier, malgré l’énergie du «nouvelle année, nouveau foyer » ? Voici ce qu’il faut comprendre : janvier est un mois chargé en visites—beaucoup plus que décembre. Je constate souvent une activité trois à cinq fois plus importante en janvier. Pourtant, malgré cette hausse des visites, les ventes restent stagnantes. Pourquoi? Cela tient à l’état d’esprit. En janvier, les acheteurs sont généralement dans une phase de « recherche ». Ils explorent, prennent le pouls du marché et attendent les annonces qu’ils espèrent encore meilleures. Même lorsqu’ils trouvent une maison qui leur plaît, beaucoup hésitent, pensant : « Et si quelque chose de mieux arrivait ? » Cette hésitation—la peur de passer à côté, ou FOMO (Fear of Missing Out)—empêche les acheteurs de s’engager. Lorsque le printemps arrive, le marché change radicalement. Plus de maisons sont mises en vente, mais il y a aussi une ruée de nouveaux acheteurs. Ce qui était une recherche tranquille se transforme en course, prenant de nombreux acheteurs au dépourvu. Pour les acheteurs, commencer tôt (en janvier) est une bonne idée, mais il est essentiel d’avoir une stratégie. Plus vous explorez le marché et vous informez sur ce qui est disponible, mieux vous serez préparés à agir lorsque le moment sera venu—même si la concurrence s’intensifie. Pour les vendeurs, janvier peut être délicat. Davantage de visites ne signifient pas nécessairement des offres. Si vous le pouvez, attendre pour mettre votre propriété sur le marché au début du printemps—quand l’activité des acheteurs est à son apogée—est souvent une meilleure stratégie. Vous rencontrerez ainsi un marché plus dynamique, ce qui augmente vos chances de recevoir des offres sérieuses. Et voici un conseil : le début du printemps surpasse généralement la fin du printemps pour les mises en vente, même si vous pensez que votre maison est plus belle avec des fleurs en pleine floraison. Le nombre de visiteurs plus élevé en début de saison compense largement l’attrait visuel d’une façade parfaite plus tard. Si vous êtes dans une situation où vous achetez et vendez en même temps, il existe des stratégies pour tirer parti de cette situation. Ces stratégies sont adaptées à chaque cas, donc si vous souhaitez discuter de vos options, je serais ravie d’en parler avec vous.
N’hésitez pas à me contacter au 403-863-4913. Ensemble, faisons de 2025 une année réussie pour vos projets immobiliers!
– Paule (Paula) Leemans